C'est une question légitime, et pourtant presque personne, dans ce métier, n'y répond clairement : la plupart des sites parlent de « devis sur mesure » et renvoient à un appel. Je préfère l'inverse — un cadre lisible, publié, que vous pouvez comprendre avant même de me parler. Voici comment se raisonne le coût d'un accompagnement, et pourquoi la façon de facturer compte autant que le montant.
Deux manières de facturer — et pourquoi elles ne se valent pas
Beaucoup d'assistants à maîtrise d'ouvrage facturent un pourcentage du montant des travaux : souvent de l'ordre de cinq à dix pour cent dans le secteur professionnel. Le procédé paraît simple, mais il cache un défaut de fond : plus les travaux coûtent cher, plus celui qui vous conseille gagne. L'intérêt de votre conseil et votre intérêt à vous divergent exactement là où ils devraient coïncider.
Je fais le choix opposé : un forfait par phase, fixé d'avance et indépendant du montant des travaux. Que votre chantier monte ou descende, mes honoraires ne bougent pas pour cette raison. Mon seul intérêt reste le vôtre : que le projet soit juste, pas qu'il soit cher.
Comment le forfait est calculé : une base, puis le m²
Le coût d'un accompagnement dépend surtout de deux choses : la taille du bien et les phases que vous me confiez. Plutôt qu'un grand chiffre intimidant annoncé d'un bloc, ma grille part d'un forfait de base couvrant les premiers 90 m², auquel s'ajoute un complément au m² au-delà — la logique étant qu'un grand appartement demande plus de lecture, plus de visites et plus de pages de compte-rendu qu'un petit. Les phases, elles, se prennent séparément.
Payer par étapes, selon ce dont vous avez besoin
L'accompagnement se découpe en phases chronologiques, et vous n'êtes engagé que sur celles que vous choisissez :
- Avant l'achat — la lecture patrimoniale : une lecture indépendante du bien et de ses documents avant que vous ne signiez quoi que ce soit. Beaucoup de clients commencent par là, et certains s'arrêtent là si la lecture dit « on renonce ».
- Le cadrage — définir le programme, le budget réaliste, et préparer la consultation des entreprises et du maître d'œuvre.
- Le suivi de chantier — la phase la plus longue : visites régulières, cahier du chantier hebdomadaire, alertes écrites, préparation de vos décisions, mois après mois.
- La fin de chantier — la synthèse de pré-réception qui vous prépare à signer, avec votre maître d'œuvre, le procès-verbal officiel.
Découper ainsi évite le grand chiffre unique et vous laisse maître du périmètre.
Ce que le prix n'inclut jamais : une commission
Quel que soit le montant, un point ne change pas : je ne perçois aucune commission, rétrocession ni avantage d'aucun architecte, entreprise, courtier ou fournisseur intervenant sur votre projet. Mes honoraires viennent de vous, et de vous seul. C'est ce qui garantit que mes honoraires sont mon seul revenu sur votre dossier — et donc que mes alertes ne servent que vous.
Les montants exacts, par phase, sont publiés sur la page Honoraires — c'est la seule source à jour. Pour comprendre pourquoi l'absence de commission est aussi importante, voyez l'article « indépendance et commissions ». Et pour situer mon rôle face à votre architecte, lisez « qui fait quoi sur votre chantier ».
— Paris, mai 2026. Charles-Eric Guerrier.